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La Canonicité du Nouveau Testament

A Greek New Testament opened to the well-known passage of John 3:16

I. INTRODUCTION

Comment déterminer les livres qui sont inspirés et ceux qui ne sont pas ? À travers les siècles, les croyants ont été confrontés avec cette question. C’est la question du canon, c’est-à-dire, quels livres peut-on considérer comme inspirés, comme digne d’être appelés « la parole de Dieu ? »

A. Définitions

Le mot grecque « kanon » vient de ‘cane’ : un roseau droit, une verge, une tige, ou une pièce de bois droite à laquelle on fixe une chose qui doit rester droite ; utilisé dans de nombreuses occasions:

    • canne à mesurer, règle
    • ligne de charpentier, fil à mesurer
    • la mesure d’un saut, comme aux jeux Olympiques

Métaphoriquement, le canon c’est toute règle ou tout standard, principe ou loi concernant les jugements, la vie, les actions.

« Le mot canon signifie la règle qui sert à mesurer, puis, par extension : ce qui est mesuré » (Pache).

Athanase était le premier père de l’Église d’utiliser ce mot « canon » dans ce sens. Il a dit que le Berger de Hermas n’appartient pas au canon. Les écritures « canoniques » sont celles qui sont la base standard, la base authentique, et la base autoritaire pour le christianisme.

La question est très importante, surtout en regardant les derniers mots du dernier livre dans la Bible :

Apocalypse 22:18 « Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre.  19 Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.»

B. L’origine des Livres du Nouveau Testament

L’inspiration divine détermine la canonicité : la canonicité ou l’autorité des Écritures dérive de l’inspiration et pas des hommes. Alors il faut faire une distinction entre la détermination du canon et la récognition du canon. Les livres de notre Bible ont été canoniques le moment où ils ont été écrits. Mais la récognition du canon par les églises était un processus progressif.

« Les hommes sont-ils capables de discerner l’inspiration de manière à reconnaître avec certitude si tel ou tel livre religieux a sa place dans le canon ? D’eux-mêmes, certainement pas » (Pache, 145).

Les mots de l’apôtre Paul nous aident à voir l’importance du rôle du Saint-Esprit dans ce processus:

« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. . . .Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » (1 Corinthiens 2:9-10,14).

Les trois miracles opérés par le Saint-Esprit pour la préservation de la Bible sont :

« L’inspiration aux auteurs sacrés, l’illumination à l’individu bien disposé, afin qu’il comprenne le test inspiré, le discernement à la communauté croyante, afin qu’elle reconnaisse les livres d’origine divine et les conserve dans le canon » (Pache, 145).

« C’est l’inspiration d’un livre qui fait qu’il soit autoritaire, pas l’acceptation de l’homme ou la reconnaissance de l’ouvrage. Si Dieu a parlé, ce qu’il dit est divin en soi, indépendamment de la réponse humaine à elle. Elle n’est pas “devenue divine” par l’accord de l’homme. » (Bahnsen)

II. LA FORMATION DU CANON

La Bible n’est pas tombée du ciel. La formation de la collection des livres dans nos Bibles est venue dans les étapes.

Jésus n’a pas dit aux disciples d’écrire ses enseignements. Ni Jésus ni les apôtres n’ont donné une liste des livres inspirés par Dieu. Les mots « Ancien Testament » et « Nouveau Testament » ne sont pas des mots donnés par les apôtres. C’était utilisé par Tertullien en 170. (Canon of The New Testament, by W. Hartono). Mais Jésus a promis que ses disciples seront capables par le Saint-Esprit de se souvenir de ce qu’il a dit.

Jean 14:26 « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. »

Jean 16:13 « Quand il sera venu, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car ses paroles ne viendront pas de lui-même, mais il parlera de tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir. »

« Jacques était peut-être le premier livre, ayant été écrit avant l’an 49, et l’Apocalypse était certainement le dernier, à peu près l’an 95. Pendant la plupart de ce temps, l’Église primitive a eu l’Ancien Testament comme leur seule Bible. Pierre a prêché Christ sur la fondation de l’Ancien Testament (Actes 2,3,10) ; Étienne a fait un survol de l’histoire de Juifs à travers l’Ancien Testament (ch.7) ; Philip a prêché Christ à l’Eunuque éthiopien à partir d’Esaïe 53 (ch.8) ; et à chaque endroit où Paul est parti, comme nous voyons dans le livre des Actes, l’Ancien Testament était la base de sa prédication. » (Thiessen, 4-5).

A.  Inspiration originale

Dieu a inspiré les écritures originales, les autographes. L’Église n’a pas de pouvoir d’inspirer un livre. L’Église peut seulement reconnaître ce que Dieu a déjà inspiré. Elle n’a pas une autorité au-dessous les Écritures, l’Église a les Écritures comme son autorité.

« Historiquement, la pensée chrétienne considère que le Saint-Esprit qui a dirigé la rédaction de chaque livre a aussi à accomplir la promesse de notre Seigneur de guider ses disciples dans toute la vérité. Cette opinion, cependant, est née d’une vision spirituelle et non de la recherche historique. Alors il faut déterminer ce que les recherches historiques nous apprennent des origines du canon du Nouveau Testament. » (Bruce, 23)

B. L’Ancien Testament

1. L’AT était écrit pendant à peu près de 1000 ans. Les sacrificateurs ont gardé les écritures dans le tabernacle et après dans le temple :

Deutéronome 31:24-26 « Lorsque Moïse eut achevé d’écrire dans un livre les paroles de cette loi jusqu’à la fin,  il donna cet ordre aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel : Prenez ce livre de la loi et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu; il sera là comme témoin contre toi.»

1 Samuel. 10:25 « Samuel formula pour le peuple le droit de la royauté et il l’écrivit dans le livre qu’il déposa devant l’Éternel

2 Rois 22:8 « Alors le souverain sacrificateur Hilqiya dit à Chaphân, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel! Hilqiya donna le livre à Chaphân qui le lut.»

Proverbes 25:1« Voici encore des Proverbes de Salomon, transcrits par les gens d’Ézéchias, roi de Juda.»

Quand les Juifs étaient dispersés, ils ont fait les copies des écritures. Avant le temps de Jésus, les copies de l’AT existaient en Babylonie, en Égypte, en Palestine, et partout l’Empire Romaine. (The Bible Corrupt or Authenitique ; www.spotlights.org/Bible2.htm)

Au temps de Jésus Christ, l’AT était déjà reconnu comme les Écritures. Jésus a discuté avec les leaders religieuses au sujet de l’interprétation des Écritures, mais il n’a pas eu des discussions par rapport aux livres compris dans les Écritures.

Jean 5:39 « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi.»

Jésus n’a jamais dit que l’AT était falsifié ou corrompu.

2. L’AT hébreu est divisé dans trois volumes :

a. La Torah

b. Les Prophètes (Nabiim) Josué, Juges, Samuel, Rois, Les Prophètes Jérémie, Ézéchiel, et Esaïe, les 12 prophètes mineurs

c. Les Écritures (le Kethubim) : Psaumes, Proverbes, Job, Cantiques, Rut, Lamentations, Ecclésiastes, Esther, Daniel, Ezra, Néhémie, Chroniques

 3. Jésus a reconnu cette division :

Luc 24:44 « Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. »

Luc 11:50 « afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,  51 depuis le sang d’Abel, jusqu’au sang de Zacharie, tué entre l’autel et le temple; oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. Voir 2Chroniques 24:20-22 . . . Zacharie dit en mourant : Que l’Éternel voie et qu’il demande des comptes! »

4. L’AT était traduit en Grec environ 250 –150 ans avant Jésus Christ. Le nom donné c’était le Septante, parce qu’on croyait que 70 hommes ont fait cette traduction.

 5, Le Nouveau Testament cite tout l’AT sauf 7 livres : Abdias, Nahum, Ecclésiastes, Cantiques, Esther, Ezra et Néhémie.

 6. Les livres d’Apocryphe n’étaient pas cités dans le NT, et l’apocryphe était accepté par le Concile de Trent seulement en 1546.

C. Le Nouveau Testament : une reconnaissance éventuelle

1. « Après un Évangile ou une Épître était rédigé, il restait pour un certain temps une possession précieuse de l’individu où l’église qui l’a reçu. Dans certains cas, les originales ont été passées de l’église en église (par exemple Colossiens et peut-être Éphésiens » (Thiessen, 6).

1Thessaloniciens. 5:27« Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères. »

Colossiens 4:16« Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’église des Laodicéens, et que vous, vous lisiez également celle qui vous arrivera de Laodicée. »

Galates 1:2 « et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie »

Apocalypse 1:11 « qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. »

2.  Les faux enseignants sont aussi infiltrés parmi les chrétiens enseignant et même écrivant ce qui n’était bien

2 Corinthiens 2:17 « Car nous ne sommes pas, comme plusieurs, des falsificateurs de la parole de Dieu, c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, devant Dieu et en Christ que nous parlons. »

2 Thessaloniciens 2:2 « ne vous laissez pas promptement ébranler dans votre bon sens, ni alarmer par quelque inspiration, par quelque parole ou par quelque lettre qui nous serait attribuée, comme si le Jour du Seigneur était déjà là.»

Galates 6:11 « Voyez avec quels gros caractères je vous ai écrit de ma propre main.»

Philemon 19 « Moi Paul, je l’écris de ma propre main : je te le rembourserai — pour ne pas dire que tu te dois toi-même à moi. »

2 Thessaloniciens 3:17 « La salutation est de ma main, à moi, Paul. C’est ma signature dans toutes mes lettres; voilà mon écriture. »

Colossiens 4:18 « Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous! »

3. « Il semble que les 4 Évangiles aient été rassemblés rapidement en une collection, peu de temps après la rédaction de l’Évangile de Jean. . . . vers l’an 115 Ignace, évêque d’Antioche, parle de l’autorité de l’Évangile; or, comme il connaissait plus d’un Évangile, il est probable que, par ce terme, il désignait la collection des 4 Évangiles. » (Bruce, 26).

4.   Paul lui-même a dû informer les églises de sa signature pour que les églises sachent la marque de ses lettres. « Que la grâce soit avec vous. »  2 Thessaloniciens 3:17-18   La salutation est de ma main, à moi, Paul. C’est ma signature dans toutes mes lettres; voilà mon écriture.  Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous!

5.  À cause des faux prophètes et les fausses lettres, les églises ont répondu avec les clarifications par rapport aux doctrines et aux Écritures. La première liste des livres du N.T. que nous connaissions a été dressée à Rome, vers l’an 140, par un hérétique du nom de Marcion; celui-ci faisait une distinction entre le Dieu Créateur de l’A.T. qu’il considérait comme inférieur et le Dieu Père révélé en Jésus-Christ. Il a rejeté non seulement l’A.T., mais aussi des parties du Nouveau qui semblaient contaminées par le judaïsme. Le canon de Marcion était une grande motivation pour l’Église de préserver la collection des livres inspirés. Le canon de Marcion comprenait donc deux parties :

a. une édition expurgée du 3éme Évangile, écrit par un gentil (Luc)

b. 10 des épîtres pauliniennes (les trois épîtres pastorales’ n’y figuraient pas).

6. La deuxième collection connue des livres du NT est appelée le Fragment de Muratori (170; fin du IIe siècle). Elle été publiée pour la première fois en Italie, en 1740, par un cardinal historien nommé L.A. Muratori. Elle mentionne les quatre évangiles, 9 lettres de Paul aux églises et 4 des lettres adressées à des individus (Philémon, Tite, 1 et 2 Timothée), Jude, deux épîtres de Jean, l’Apocalypse de Jean et celle de Pierre. Elle mentionne le Pasteur d’Hermas comme digne d’être lu, mais ne faisant pas partie des écrites prophétiques ou apostoliques. (Il ne manque que 5 de nos livres actuels)

7. On peut dire que, dès le 2e siècle, les livres suivants étaient reconnus universellement et sans difficulté : les quatre Évangiles, les Actes, les treize épîtres de Paul, 1 Pierre, 1 Jean. Certaines fractions de l’Église . . . ont été beaucoup plus longues que d’autres à accepter certaines petites épîtres (2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jacques, Jude) ainsi que l’Apocalypse. Hébreux : la lettre n’était pas signée . . . Quoi qu’il en soit, la canonicité et l’authenticité de cette épître finirent par être unanime admises, même si pour certains la question du rédacteur demeurait ouverte.

8. Certains livres ont été acceptés comme canoniques qui ne le sont plus aujourd’hui.

a. le Codex Sinaïtiques comprenait l’Épître de Barnabé et Le Pasteur d’Hermas, oeuvre romaine composée en 110 après J.-C.

b. le Codex Alexandrin comprenait 1re et 2e Épîtres de Clément.

9. « Les seuls livres au sujet desquels subsistaient encore quelques doutes après la première moitié du 3e siècle sont ceux qui figurent à la fin de notre Nouveau Testament. Origène (185-254) mentionne les 4 Évangiles, les Actes, les 13 épîtres pauliniennes, 1 Pierre, 1 Jean et l’Apocalypse comme unanimement reconnue; par contre Hébreux, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jacques et Jude, ainsi que l’épître de Barnabas, le Pasteur d’Hermas, la Didaché et l’Évangile des Hébreux sont contestés par quelques-uns. » (29)

10. Eusèbe (265-340) mentionne les livres généralement reconnus comme étant tous les livres de notre Nouveau Testament sauf Jacques, Jude, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, contestés par quelques-uns, mais reconnus par la majorité.

11. En 367, Athanase dans sa 39e lettre pascale, a établit les 27 livres de notre NT comme seuls canoniques; son exemple a été suivi peu de temps après par Jérôme et Augustin en Occident; en Orient, le processus a été peu plus long : ce n’est qu’en 508 que 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jude et l’Apocalypse ont été admis dans la Bible syriaque à côté des autres livres.

12. « Il faut souligner ici un point important : les livres du NT n’ont pas été revêtus d’autorité par le fait d’avoir été inclus dans une liste canonique, mais, au contraire, l’Église les a inclus dans son canon parce qu’elle les considérait déjà comme inspirés de Dieu, et reconnaissait leur valeur intrinsèque en même temps que leur autorité apostolique directe ou indirecte. » (30-31).

D. La place d’autorité humaine dans le canon.

Le canon n’a été fixé par voie d’autorité, ni pour le Nouveau, ni pour l’Ancien Testament . . . Selon Gaussen, on compte 18 conciles tenus au 3e siècle contre les hérétiques du temps, 86 au 4e, et 80 au 5e siècle.

« C’est donc un fait admirable et manifestement providentiel que, sur ce seul point, on ne puisse trouver nulle part, dans les documents de l’histoire, aucune contrainte publique, aucune action collective des évêques, aucun arrêté des conciles, aucune prescription des empereurs; en un mot, aucun acte humain d’autorité, qui soit intervenu pour imposer aux troupeaux l’acceptation d’aucun code sacré, ou pour forcer aucune conscience individuelle à recevoir dans le canon un seul des 27 livres dont se compose aujourd’hui le Nouveau Testament » (Gaussen, 108-9).

1. L’Église primitive a utilisé cinq principes pour déterminer les livres du Canon du Nouveau Testament :

a. Autoritaire, Apostolique : le livre, a-t-il été écrit par un apôtre, ou, si non, est-ce que l’auteur avait eu une telle relation avec un apôtre au point où son livre a atteint un niveau comme les livres apostoliques ? a-t-il été écrit dans le premier siècle ?

b. Prophétique : a-t-il été écrit par un homme de Dieu ?

c. Authentique, Orthodoxe : est-ce qu’il dit la vérité, est-ce qu’il conforme à la révélation qui était déjà donné ?

d. Dynamique, Contenu : est-ce que le livre a eu un caractère spirituel au point où il était élève au niveau des livres canoniques ?

e. Réceptivité, Universalité : le livre, était-il reçu universellement par l’église ?

2. Les catégories des oeuvres littéraires

a. Homologoumena : les livres acclamés universellement comme canonique (20 de 27)

b. Antilegomena : les livres qui ne sont pas acclamés universellement comme canonique pendant le temps de l’église primitive (7 de 27 ; Hébreux, Jacques, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jude, Apocalypse). Ils n’étaient pas appelés « non-canonique » mais leur rang était à peu près comme « semi-canonique. »

(1)  Hébreux –  anonyme.

Dans l’Est, où il était considéré comme écrit par Paul, Hébreux était reçu de bon cœur. Mais l’Ouest était plus lent a accepté parce qu’ils ont insisté sur l’écrivain apostolique au lieu de l’autorité apostolique. Dans le 4e siècle, à travers l’influence de Jérôme et Augustin, l’Ouest a reçu finalement Hébreux comme canoniques.

(2)  Jacques – auteur, contenu .

Il y avait un conflit supposé avec la justification par la foi ; même Luther pendant le temps de la Reforme a eu les difficultés avec ce livre. Mais quand ils ont compris la nature complémentaire aux Épîtres de Paul, l’Ouest a reçu sa canonicité.

(3) 2 Pierre – authenticité ; les différences entre 1 et 2 Pierre

(4) 2 et 3 Jean – authenticité – leur contenu, leur circulation ; l’auteur –ancien

(5) Jude – authenticité – la référence au livre d’Énoch, un livre pseudépigraphe. Mais la citation n’est pas une approbation pour tout le livre. L’Apôtre Paul a aussi cité la poésie païenne : Actes 17.28 ; 1 Cor 15.33 ; Tit 1.12.

(6) Apocalypse : authenticité questionnée plus tard pendant les discussions par rapport au royaume millénaire de Christ. La plupart des questions n’étaient pas au sujet de l’inspiration, mais au sujet d’interprétation et association avec certaines disputes doctrinales.

c. Pseudépigraphe : « les livres attribués aux faux auteurs. » Livres écrites entre 200 avant Christ au 200 après Christ. Il ne sont jamais acclamés comme canonique par les chrétiens orthodoxes. Ils sont bizarres, hérétiques, pas authentiques. «  Ils ont une valeur historique seulement en indiquant les doctrines hérétiques des gnostiques, docétiques, et les groups ascétiques, et aussi l’intérêt exagéré de l’église primitive des histoires religieuses. » (Geisler, 199). Il y en a environ 300 différents livres dans cette catégorie. Entre ceux qui sont plus importants sont :

(1) l’Évangile de Thomas (1ère siècle, un vu gnostique des miracles de Jésus)

(2) l’Évangile de Pierre (2e siècle, une falsification des gnostiques et docétiques) (3) l’Évangile de Nicodème, l’Évangile de Joseph le charpente, l’Évangile de la Naissance de Marie, etc.

(4) Les Actes de Pierre ; Les Actes de Jean, Les Actes d’André ; Les Actes de Thomas

(5) l’Épître perdue de Corinthe, l’Épître de Paul aux Laodicéens

(6) l’Apocalypse de Pierre, l’Apocalypse de Paul, l’Apocalypse de Thomas, etc.

d. Apocryphe : « caché » « les livres dehors du canon de l’AT. » Écrite environ 300 –100 ans avant Jésus Christ.

Les Apocryphes qui ont été acclamés canonique par une partie de l’Église, mais après n’ont pas été accepté comme canonique : Clément de Rome, Le Berger d’Hermas, L’Épître de Barnabas ; Didache .

Ils ont de la valeur historique et théologique.

(1) Les apocryphes ont-ils place dans le canon ?

1 et 2 Maccabées; 1,2 Esdras (3 Esdras); Ecclésiasticus; Tobie; Suzanne; Sagesse de Salomon; Judith; Bel et le Dragon (ou : Sapience) ; additions à Esther; Jeunes Hébreux (additions à Daniel) ; Baruch

(a)  Les Juifs n’ont jamais reconnu les livres d’Apocryphe

• Les livres apocryphes n’ont pas été écrits par les prophètes.

• Ils ne prétendait pas d’être la parole de Dieu.

(b) Erreurs :

« À part certains renseignements historiques intéressants (1 Macc. Surtout) et quelques belles pensées morales (Sagesse de Salomon), ces livres contiennent des légendes absurdes, des platitudes, des erreurs historiques, géographiques et chronologiques, ainsi que des hérésies doctrinales manifestes; ils recommandent même des actes immoraux (Judith 9.10,13) » (156).

• 2 macchabées 12.45-46 prière pour les morts

• Tobit 12.9 : salut par œuvres

« Finalement, les livres d’Apocryphe débordent dans les erreurs doctrinales, d’erreurs éthiques et des erreurs historiques. Par exemple, Tobit prétend avoir été vivant quand Jéroboam a fait sa révolte (931 av. J.-C.) et quand Assyrie a vaincu Israël (722 av. J.-C.)  malgré le fait que sa durée de vie est seulement une durée de 158 années (Tobit 1:3-5; 14:11)! Judith identifie à tort que Nebucadnetsar était roi des Assyriens (1:1, 7). Tobie approuve l’utilisation superstitieuse de foie de poisson pour conjurer les démons (6 : 6,7)! . . . . Les erreurs théologiques sont également importantes. Sagesse de Salomon enseigne la création du monde à partir de matière préexistante (7:17). II Maccabées enseigne la prière pour les morts (12:45-46), et Tobie enseigne le salut par le bon oeuvre de l’aumône (12:9) – tout à fait contraire à l’Écriture inspirée (tels que John 1:3; II Samuel 12:19 ; Hébreux 9:27; Romains 4:5, Galates 3:11) » (Bahnsen).

(c) Le Nouveau Testament ne cite pas les livres de l’Apocryphe. Il y a plus de 250 citations dans le Nouveau Testament venant de l’Ancien Testament, la plupart sont des citations venant du Septante, la version grecque de l’Ancien Testament.

« Ils ne semblent pas avoir été compris au début dans la version des Septante, mais furent graduellement introduits dans ses dernières éditions. Ni Josèphe ni Philon ne les citent. Le Christ et les apôtres ne s’y réfèrent jamais, bien qu’ils fassent librement usage du texte des Septante . . . (L’allusion de Jude 9 semble référer au Livre d’Hénoch, pseudépigraphe qui ne figure pas sur la liste des apocryphes donnée ci-dessus.) Les chrétiens des premiers siècles ne les ont pas non plus admis parmi les Écritures inspirées. » (156.)

(d) Leur acceptation par l’Église Romaine était très tard. Le Concile de Trente, en 1546, . . . C’était la première proclamation de l’Église Romaine que les livres des Apocryphes sont canoniques. Dans ce temps, les romanistes ont besoin d’autre évidence, parce que Luther leur a demandé plusieurs questions dont ils ne sont pas capables de répondre avec le N.T.

« Un passage du 2e livre des Maccabées (12.46) . . . dit que “c’est une pensée pieuse et bonne de prier pour les morts afin qu’ils soient libérés de leurs péchés”. Ce livre n’a jamais été accepté par les Juifs comme faisant partie des livres inspirés. Le 1er livre des Maccabées refuse d’ailleurs pour lui-même l’inspiration divine (1 Mac 9.27). Jérôme a rejeté les deux livres des Maccabées, comme tous les livres apocryphes ou “deutérocanoniques” comme non inspirés. L’Église catholique ne les a ajoutés à ses Bibles qu’en 1546, quelque 29 ans après que Luther ait protesté contre la doctrine du purgatoire et des indulgences. D’ailleurs, en admettant ce livre qui appuie la prière pour les morts, l’Église romaine a refusé un autre livre apocryphe, 2 Esdras, qui dit, en parlant du jour de la mort de quelqu’un : “personne ne doit prier pour un autre ce jour-là”. Le choix de l’un et le rejet de l’autre semblent liés à cette doctrine. » (Difficultés bibliques du NT.)

(e) Les livres de l’Apocryphe n’affirment pas leur autorité divine.

Ces livres ne prétendent pas pour eux l’autorité divine ultime. Envisager l’audace de l’écriture de Paul (“Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. Et si quelqu’un l’ignore, c’est qu’il est ignoré (de Dieu).”  – I Cor. 14:37-38; “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème!! « – Gal. 1:8). Alors, fais le contraste avec le ton de précarité de l’auteur des Maccabées II : « si elle est mal faite et médiocre, c’était le mieux que je puisse faire » (15:38). En outre, lorsque l’auteur raconte la confiance de Judas au moment  d’encourager ses troupes, cette audace est venue « de la loi et les prophètes » (15:9), comme si cela était déjà une littérature autoritaire et reconnue à lui et à ses lecteurs. (Ceci se reflète également dans le prologue de l’Ecclésiastique.) I Macchabées 9:27 reconnaît le temps dans le passé lorsque des « prophètes cessés de se manifester » parmi les Juifs. (Bahnsen, Canoncity).

(2) Les Traditions : l’Église Catholique dès fois fait référence aux passages bibliques qui parlent de « la tradition. »

Jean 14:26, Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit.

Matthieu 16:17 Jésus reprit la parole et lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.

Galates 1:11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme 12 car moi-même je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.

2Timothée 1:13 Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. 14 Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous.

1Timothée 6:20 O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science. 21 Quelques-uns pour en avoir fait profession ont, en ce qui concerne la foi, manqué le but.

2Thessaloniciens 2:15 Ainsi donc, frères, demeurez fermes et retenez les instructions que nous vous avons transmises, soit de vive voix, soit par lettre.

2Thessaloniciens 3:6 Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre et non selon la tradition que vous avez reçue de nous.

 « Quelle est cette tradition ? Est-elle la tradition sainte de l’Église Orthodoxe de l’Est ? Est-elle la tradition des papes dans l’Église Catholique Romaine ? Non, c’est la tradition apostolique ; la vérité reçue du Père, Fils, et du Saint-Esprit ! Pouvez-vous voir cela ? Cela devrait être évident dans la lecture des Écritures, sauf si vous êtes en train d’aller à la Bible pour faire preuve à vos idées préconçues. Cette tradition, le dépôt, qui était délivrée ou remise, ce n’est pas la tradition de l’Église, la tradition papale, — plutôt c’est le modèle des saines paroles enseigner par les Apôtres. Et ils enseignent cela sur la base de la révélation venant de Dieu le Père. » (Bahnsen)

(3) L’Évangile selon Barnabas : The Bible Corrupt or Authenitique ; ).

« Beaucoup des musulmans réclament que le livre, L’Évangile de Barnabas, soit le vrai évangile que Jésus a donné à ses disciples. Une version italienne de cette livre est venue dans le début des années 1700. C’est un livre qui donne plusieurs récits alternatifs des événements dans la vie de Jésus que celle qu’on voit dans les Évangiles du Nouveau Testament. Plusieurs événements et discours cités ne sont pas en accord avec les quatre évangiles. Cette livre avait été démontrée une faux, certainement écrite en 1585. Il a des erreurs historique, géographique, et doctrinale qui montrent qu’il ne pouvait pas être écrit par Barnabas, le disciple de Jésus dans l’Église primitive. Il contredit le Coran dans plusieurs endroits, par exemple en appellent Mohammed le Messie et pas Jésus, et en disant que Marie n’a pas souffert la douleur pendant l’accouchement. La traduction de l’Évangile selon Barnabas utilisée le plus souvent par les musulmans était faite par Canon Lonsdale et Laura Rigg en 1907. Les traducteurs dans leur introduction disent : la vraie date reste . . . plus proche au 16e siècle que dans le premier siècle. » (Traduction, la mienne).

• Il n’y a aucun manuscrit de l’Évangile selon Barnabas avant 16e siècle.

Aucun écrivain musulman ne le cite avant le 15e et le 16e siècle.

Aucun père de l’Église ni un enseignant dans l’Église entre le premier et le 15e siècle n’ont cité un verset de l’Évangile selon Barnabas.

• Parfois les musulmans confondent l’Épître selon Barnabas avec l’Évangile selon Barnabas.

III. LES TÉMOIGNAGES DES ÉCRITURES :

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. (Matthieu 5:18).

Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean 14:26).

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. 13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. 15 Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. (Jean 16:12-15).

Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole (Jean 17:20). (Les Évangiles ? La prédication des Apôtres ? Les Épîtres ?)

Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus. (Actes 1:16).

À celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles, 26 mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi, (Romains 16:25-26).

Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. (1 Corinthiens 2:13).

Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. (1 Corinthiens 14:37).

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! 9 Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! (Galates 1:8-9).

C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. (1 Thessaloniciens 2:13).

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. (1 Thessaloniciens 4:15).

Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères. (1 Thessaloniciens 5:27).

Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. (2 Thessaloniciens 2:15).

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous. (2 Thessaloniciens 3:6).

Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. (2 Thessaloniciens 3:14).

Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. (1 Timothée 4:13).

Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. (1 Timothée 5:18). Cf. Deut 25.4; Luc 10.7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mérite son salaire. N’allez pas de maison en maison. (Luc 10:7).

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, (2 Timothée 3:16).

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, (1:2) Dieu, (Hébreux 1:1).

Sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, 21 car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1:20-21).

Afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, (3:3) enseigné par vos apôtres, (2 Pierre 3:2).

Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 16 C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. (2 Pierre 3:15-16).

« Le mot traduit par “Écritures” ici est “graphé” . . . un mot qui se produit cinquante et une fois dans le Nouveau Testament et qui fait référence à l’Ancien Testament dans chacune de ces citations. Ainsi, l’Écriture est un terme technique pour les auteurs du Nouveau Testament, et il n’a été utilisé que de ces écrits que l’on croyait être la parole de Dieu et faisant donc partie du canon de l’Écriture. Mais dans ce verset, Pierre classifie les écrits de Paul avec les “autres Écritures” (signifiant les Écritures de l’Ancien Testament). Les écrits de Paul sont donc considérés par Peter également à être digne du titre “Écriture”, et donc digne de figurer dans le canon. »

Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d’avance par les apôtres de notre Seigneur-Jésus Christ. 18 Ils vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies; (Jude 1:17-18). (Cf. 2 Pierre 3.2-3)

Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, (Apocalypse 1:19).

Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; 19 et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. (Apocalypse 22:18-19).

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, – (1 Cor. 5:9).

Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Église des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. (Colossiens 4:16).

Il n’est pas nécessaire de croire que toute écriture apostolique était inspirée. Ils ont eu un but pour leur temps, mais pas pour tous les temps.

IV. EST-CE QUE LE NOUVEAU TESTAMENT EST COMPLET ?

Pour répondre à cette question, il faut regarder Apocalypse 22.18-19 et Hébreux 1.1-2.

V. CONCLUSION

LE CANON EST LE FRUIT DE L’INSPIRATION DIVINE ET NON PAS DE DÉCISIONS HUMAINES

BIBLIOGRAPHIE

Bahnsen, Greg. The Concept and Importance of Canonicity. http://www.reformed.org/bible/bahnsen_canon.html

Belleville, Linda L. Foundations for Biblical Interpretation. Chapter XVIII, Canon of the New Testament. 374-395.

Bruce, F.F. Les Documents du Nouveau Testament; Peut-on s’y fier ? Editions Farel. Chapitre III,  Le Canon du Nouveau Testament, 23-32.

Carson, D.A., Douglas Moo and Leon Morris. An Introduction to the New Testament. (Grand Rapids : Zondervan, 1992); 487-500.

Geisler, N. Nix, W.E.; A General Introduction to the Bible (Chicago: Moody, 1968) 127-207.

Grudem, Wayne. Making Sense of the Bible. (Grand Rapids : Zondervan, 2011), 40-57.

Harrison, E.F. Introduction to the New Testament. (Grand Rapids : Eerdmans, 1971), 97-134.

McDowell, Josh. Evidence that Demands a Verdict. (San Bernardino: Here’s Life Publishers, Inc.), Vol. I. Chapter 3. The Canon, 29-38.

Metzger, Bruce. « The Apocrypha and Pseudepigrapha. » EBC Commentary Introductory Articles.

Pache, René L’inspiration et l’autorité de la Bible, (Éditions Emmaüs, 1992), 144-167.

Tenny, Merrill C.  New Testament Survey. (Grand Rapids : Wm. B. Eerdmans, 1961), 401 ff.

Thiessen, Henry. Introduction to the New Testament. (Grand Rapids: Eerdmans, 1943), Chapter I, The Canon of the New Testament, 3-27.

Walls, Andrew F., « The Canon of the New Testament. » (EBC Commentary), Introductory Article.

La Bible : est-elle préservée de corruption?

VaticanusLa préservation de la Parole de Dieu

Introduction :

La Bible, est-elle corrompue? Non, nous avons le privilège d’avoir la Parole de Dieu entre nos mains. Même si les manuscrits originaux n’ont pas été trouvés, nous avons dans les copies des originaux, un témoignage de la puissance et la sagesse de Dieu de préserver sa parole. L’évidence de cette préservation est claire dans la qualité et la quantité des manuscrits disponible aujourd’hui.

I. DÉFINITIONS

  • Préservation : Sauver de la disparition.
  • Bible — vient du mot Latin biblia et le Grec biblos. C’était le nom qui a été donné pour décrire la partie extérieure du papyrus. Au deuxième siècle après Christ, les chrétiens ont utilisé ce nom pour décrire leurs Écritures saintes.

« Quoique le mot bible a le sens “livre”, les mots La Bible distinguent le Livre incomparable et suprême. Elle dépasse tout autre livre dans son autorité, antiquité, littérature, et popularité ; quoique sa suprématie particulière c’est le fait qu’elle dévoile la vérité concernant le Dieu infini, la sainteté infinie, le péché infini et la rédemption infinie. » (Chafer, Systematic Theology, Vol 1, 22).

  • Manuscrit texte écrit à la main (abréviation : ms).
  • Manuscrit autographe Texte original écrit de la main de l’auteur
  • Papyrus
    • Plante poussant sur les bords du Nil, à grosse tige nue.
    • Feuille pour écrire, fabriquée par les anciens Égyptiens à partir de cette plante.
    • Manuscrit écrit sur cette feuille.

II. LES  PREUVES DE PRÉSERVATION

A. Les Talmudistes: (500 au 100 av. Christ)
    1. Ils ont compté et énuméré les colonnes dans les manuscrits.
    2. Ils ont utilisé une encre spéciale.
    3. Aucun mot ni aucune lettre n’étaient écrits par mémoire.
    4. Ils étaient assis dans les vêtements juifs et ils ont lavé tout leur corps quand ils sont arrivés au nom de Dieu.
B. Massorètes (500-1000 après Christ)

« Des rabbins de Tibériade et de Babylone, qui, du 5e au 10e siècle après J.-C. ont accompli une œuvre extraordinaire. Ils ont achevé de fixer le texte en choisissant le meilleur manuscrit parmi ceux dont ils disposaient. Ils l’ont copié avec un soin extraordinaire. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. Les Massorètes ont aussi annoté le texte afin de prévenir toute addition ou omission, indiquant en marge le nombre de lettres, le nombre de certaines expressions, la lettre du milieu, le mot et le verset du milieu du chaque livre ou collection de livres. Ils avaient compté que, dans ce que nous appelons l’Ancien Testament, la lettre Aleph revient 42 377 fois, la lettre Beth 38218 fois. etc.» (Pache, 169).

« Aucun mot ne devait être écrit de mémoire. Le copiste devait regarder attentivement le mot à copier et le prononcer oralement.

Avant d’écrire un des noms de Dieu, il devait se recueillir solennellement et laver sa plume. Avant d’écrire le nom ineffable de Jéhovah (que les Israélites, par respect formaliste, ne prononcent jamais, mais remplacent par le nom d’Adonaï, Seigneur), il devait se laver tout le corps.

La seule encre employée devait être une encre noire, pure, faite de suie, de charbon et de miel.

Le parchemin devait être la peau d’un animal pur préparée spécialement par un Israélite. Les différents parchemins qui composaient le manuscrit devaient être attachés ensemble par des cordons faits avec les tendons d’animaux purs.

Le manuscrit était examiné dans les treize jours qui suivaient son achèvement. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. D’après d’autres, on pouvait corriger jusqu’à trois erreurs par parchemin, et s’il y en avait davantage, l’exemplaire était rejeté comme profane. » (Lortsch).

C. Abondance des Manuscrits.
Schéma sur les manuscrits de la Bible
Schéma sur les manuscrits de la Bible

1. L’AT : 3000 copies. Dieu a prévu la nécessité de faire les copies de la loi pour les rois. La loi était « auprès des sacrificateurs. »

Deutéronome 17:18 Quand il s’assiéra sur son trône royal, il écrira pour lui, dans un livre, un double de cette loi, qu’il prendra auprès des sacrificateurs- Lévites.

Josué a aussi fait une copie de la loi :

Josué 8:32 Et là, il écrivit sur les pierres un double de la loi que Moïse avait écrite, en présence des Israélites.

Pendant le règne de Josias, la loi de l’Éternel était retrouvée :

2Chroniques 34:14 Quand on sortit l’argent qui avait été apporté dans la maison de l’Éternel, le sacrificateur Hilqiya trouva le livre de la loi de l’Éternel (donné) par l’intermédiaire de Moïse.  15 Alors Hilqiya prit la parole et dit à Chaphân, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel. Et Hilqiya donna le livre à Chaphân.

     2. Le NT : 5,000 copies

a.  Papyrus : les manuscrits le plus tôt, très fragile ; chaque livre du NT attesté; 3-4ème siècle; désignation : « p ». Il y en a une centaine des papyrus.

b. Onciaux : 4e –10e siècle ; parchemin fait des peaux des animaux, désigné par les lettres majuscules et par les nombres commencent avec 0, ; 274 – la plupart contiennent grandes sections du NT comme les Évangiles ou les épîtres de Paul.

(1)  Le CODEX SINAÏTICUS (Aleph, 01, 4e siècle)

  • Découvert en 1859 par le prof. Tishendorf, au pied du mont Sinaï (Arabie).
  • Il contient le Nouveau Testament tout entier.
  • Il se trouve actuellement à la Bibliothèque du British Museum à Londres.

(2)  Le CODEX ALEXANDRINUS (A, 02, 4e siècle)

Codex Alexandrinius
Codex Alexandrinius

(3)  Le CODEX VATICANUS (B, 03, 4e siècle) « Il a dû être placé dans la bibliothèque du Vatican lors de sa fondation, en 1448, par le pape Nicolas V. Les autorités du Vatican l’ont pendant longtemps gardé d’une manière un peu trop jalouse. L’accès en était interdit, même aux savants. » (Lortsch)

Voici Jean chapitre 1.14-42 dans le codex vaticanus:

Codex Vaticanus

(4)  Le CODEX EPHRAEMI RESCRIPTUS  (C, 04, 4e siècle)

(5)  Le CODEX BEZAE (D, 05, 5e siècle)

« Les ONCIALES, c’est-à-dire en lettres majuscules, environ de la dimension de l’épaisseur du pouce (uncia, en latin, signifie pouce), sans ponctuation, sans accents, sans division entre les mots, comme ceci

DIEUATANTAIMELEMONDEQUILADONNESONFILSUNIQUE

On économisait ainsi de l’espace, ce qui était nécessaire, vu la cherté des matériaux. De plus, les abréviations sont nombreuses. » (Lortsch)

c. Minuscules : 9e siècle; style : cursive, environ 2800 ; les plus importants sont Codex 1, 12éme siècle ; Codex 13, 13éme siècle ; Codex 33, 9éme siècle ) « Codex » feuilles arranges comme les livres aujourd’hui. Les autographes étaient probablement les rouleaux.

d. Lectionnaires : environ 2300 ; 5e-10e siècle et après; désignation : (l) ou l’abréviation lect.  manuscrits grecs qui contient des passages dans le NT pour la lecture dans l’église)

3. Les Anciennes Versions (8000 en latin, 1000 en autres langues). Pendant le 2e siècle, le NT en grec était traduit dans les autres langues.

      • la version latin
        • Vieux Latin – venant du Afrique du Nord
        • Vulgate par Jérôme (A.D. 386)
      • la version syriaque
      • la version coptique

Autres : arménienne, géorgienne, gothique, arabique

    4. Citations : 86,000 citations par les pères de l’Église. Presque tous les versets du NT (sauf 11 versets) sont attestés dans les nombreuses citations des Pères de l’Église

D. La comparaison des Manuscrits du NT avec d’autres manuscrits séculiers :

Pour la plupart des autres livres anciens, il y en a une faible quantité des manuscrits. En plus, leurs dates sont très éloignées des autographes, parfois entre 800 et 1000 années après l’original. Pour les manuscrits du NT, la quantité et qualité des manuscrits est étonnant en comparaison avec les autres manuscrits anciens.

Tableau de comparaison entre les Écritures et les livres anciens:

Auteur Date Écrite Copie, le plus ancien     Temps Copies
Manuscrits Séculaire :
Herodotus (Histoire) 480 – 425 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans 8
Thucydide (Histoire) 460 – 400 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans ?
Aristote (Philosophe) 384 – 322 av. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,400 ans 5
Caesar (Histoire) 100 – 44 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,000 ans 10
Pliny (Histoire) 61 – 113 ap. J.-C     850 ap. J.-C 750 ans 7
Suetonius  (Histoire Romaine) 70 – 140 ap. J.-C     950 ap. J.-C 800 ans ?
Tacitus (Histoire Grec) 100 ap. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,000 ans 20
Manuscrits Bibliques : (note : les manuscrits individu)
Magdalene Ms (Matt. 26) 1ère siècle 50-60 ap. J.-C co-existant ?
John Rylands (John) 90 AP. J.-C 130 ap. J.-C 40 ans
Bodmer Papyrus II (John) 90 AP. J.-C 150-200 ap. J.-C 60-110 ans
Chester Beatty Papyri (N.T.) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Diatessaron by Tatian (Gospels) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Codex Vaticanus (Bible) 1ère siècle 325-350 ap. J.-C 275-300 ans
Codex Sinaiticus (Bible) 1ère siècle 350 ap. J.-C 300 ans

 « II y deux ans, le manuscrit le plus vieux, c’était le papyrus St. Jean (P52), situé dans le Musée de John Rylands à Manchester, et qui a une date de 120 apr. J.-C. (Time, 26 avril, 1996, p. 8)…. Mais maintenant il y a trois manuscrits qui sont plus vieux, venant des Évangiles selon Matthieu, Marc et Luc…. Le papyrus de Luc, situé dans une bibliothèque à Paris a été daté vers la fin du 1er siècle ou le début de 2e siècle. Ainsi, il précède le papyrus de Jean par 20-30 ans. Mais plus importantes sont les découvertes de Marc et Matthieu ! Une recherche nouvelle de la part de Dr Carsten Thiede montre un fragment du livre de Marc trouvé parmi les rouleaux de Qumram (fragment 7Q5) daté avant 68 apr. J.-C. Il est important de se souvenir que Christ est mort en 33…. La découverte la plus significative est le fragment du manuscrit du livre de Matthieu (ch. 26) appelle le Manuscrit Magdalene. Analysé par le Dr Carsten Thiede, utilisant un microscope du dernier cri, le fragment peut-être daté avant 65 apr. J.-C. à partir d’une comparaison avec les papyrus de la même période. II est presque identique avec un papyrus venant de Oxyrynchus en Égypte qui a la date de 65/66 apr. J.-C. Alors nous avons un fragment date qui est contemporaine avec l’autographe de l’Évangile selon Matthieu. Ce qui est même plus important, le fragment du Matthieu 26 utilise dans son texte nomina saca (les noms saints) comme « IS » pour Jésus et « KE » pour Kurie ou Seigneur (The Times, samedi, 24 décembre 1994). Cela nous suggère que la divinité de Jésus était déjà reconnue des siècles avant qu’elle fût acceptée comme doctrine en Nicée en 325 ap J.-C. » (The Bible’s Manuscript Evidence, http://www.debate.org.uk/debate-topics/historical/the-bible-and-the-quran/the-bibles-manuscript-evidence/#fn-808-8 (Traduction la mienne).

E.  Importance des Variantes

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte » (Pache, 174).

« Warfield continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmise sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte moral n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

F. Les Manuscrits de la Mer Morte (Pache, 170-71).

Rouleau d’Ésaïe —1000 années avant les rouleaux qui existaient à leur temps. C’était mot par mot identique dans 95 % avec le texte hébreu de nos jours; l’autre 5% était les omissions d’orthographe et d’autres oublis.

Rouleau d'Ésaïe
Rouleau d’Ésaïe
G. Les Écritures :

1.  La parole est éternelle, pour être éternelle la Parole devrait être préservée depuis le commencement jusqu’à l’éternité

Psa. 119:152 Dès longtemps, je sais par tes préceptes que tu les as fondés pour toujours.

Matt. 24:35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

1Pie. 1:23 vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu;

Psa. 119:89 A toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les deux

     2. Le livre de l’Apocalypse contient un avertissement à ceux qui veulent ajouter ou retrancher les mots de sa parole.

Apoc.  22:18 Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre.  19 Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

Au moins, alors, nous pouvons dire que Dieu est en train de veuillez sur sa parole. Regardez aussi Deut 4.2.

3. Quand Jésus ou les Apôtres ont cité les textes de l’AT, ils utilisaient les copies et pas les originaux. Cela nous indique que Christ et les Apôtres ont cru que les copies ont eu une valeur autoritaire.

Matt. 5:18 En vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

Cette promise demande, exige la doctrine de la préservation.

4. Dieu est Celui qui soutien toutes choses :

Col. 1:16 Car en lui tout a été créé dans les deux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 II est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.

Hébreux 1:3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts,

Neh, 9:6 C’est toi. Étemel, toi seul, qui as fait les deux, les deux des deux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qu ‘elles renferment. A tout cela, tu donnes la vie, et l’armée des deux se prosterne devant toi.

H. L’histoire de l’Église 

« Quand on pense que la Bible a été copiée pendant 30 siècles, comme aucun livre d’homme ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; qu’elle a subit toutes les catastrophes et toutes les captivités d’Israël ; qu’elle a été transportée 70 ans à Babylone ; qu’elle s’est vue tant de fois persécutée, ou oubliée, ou interdite, ou brûle, depuis les jours des Philistins jusqu’à ceux des Séleucides ; quand on pense que, depuis Jésus-Christ, elle a dû traverser les trois premiers siècles des impériales, où l’on jetait aux bêtes les hommes convaincus de posséder les livres saints ; puis les 7e , 8e et 9e siècles, où l’on multipliait en tous lieux les faux livres, les fausses légendes et les fausses décrétales ; le 10e siècle, où si peu d’hommes savaient lire, même parmi les princes ; les 12e, 13e et 14e siècles ou l’usage des Écritures en langue vulgaire était puni de mort, où l’on mutilait les livres des anciens Pères, où l’on retranchait et falsifiait tant d’anciennes traditions, et jusqu’aux actes des empereurs et des Conciles ; — alors, on comprend combien il a été nécessaire que la Providence de Dieu ait tenu toujours levée sa puissante main. » pour que les Juifs et les Églises chrétiennes, surtout du Moyen-Age, nous aient transmis les Écritures dans toute leur pureté. » (Gaussen, cité par Pache, 177-178).

     1. La Confession de foi de Westminster, 1667.

« L’Ancien Testament et le Nouveau Testament… ayant été directement inspirés par Dieu, et par son soin particulier et sa providence conservés purs au cours des siècles, sont par conséquent authentiques … » (Pache, 217).

     2. Les Juifs :

« II est en effet inouï (surprennent, extraordinaire) que les Juifs nous aient conservé tel quel le livre qui raconte leur révoltes, qui annonce leur ruine comme leur rétablissement, et qui est si rempli de Jésus-Christ. Ils ont fidèlement veillé sur la Parole reçue, sans jamais tolérer qu’on y ajoute ou qu’on en retranche quoi que ce soit » (Pache, 178).

III. QUESTIONS PAR RAPPORT À LA PRÉSERVATION DES ÉCRITURES

     A. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas permis que le manuscrit originel parvienne jusqu’à nous ? (Pache 127-128)

     B. Est-ce qu’il y a des traductions préservées sans erreur ?

     C. Est-ce que nous avons la Parole de Dieu dans nos mains ?

Autant que les traductions reflètent le sens des mots des autographes nous avons la Parole de Dieu dans nos mains.

Conclusion :

Si la Bible avait été falsifiée, il faut poser les questions où et quand. Dieu a gardé sa parole de toute erreur par les nombres des manuscrits et leur dispersion à travers le monde entier. C’est possible de falsifier un texte dans un manuscrit, mais pas toutes les manuscrits et dans toutes les traductions. La plupart des Bibles d’études aujourd’hui ont les notes dans les marges pour montrer les endroits où il y a une différence importante dans les manuscrits.

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute, est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte. » (Pache, 174)

« Warfîeld continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmis sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte morale n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

La Bible était préservée de la corruption par la grande quantité et qualité des manuscripts disponibles. Nous pouvons avoir confiance dans la Parole de Dieu. Dieu a préservé sa Parole à travers les siècles et ce que nous lisons dans la Bible c’est sa Parole inspirée.

IV. Bibliographie:

Derickson, Stanley L.  Derickson’s Notes on Theology. A Study book in Theology.

Lortsch, Daniel.  Histoire de la Bible en France et fragments relatifs à l’histoire générale de la Bible, 1910.

Pache, Renée. Inspiration et autorité de la Bible.

Wiliams, God’s Word in Our Hands : The Bible Preserved for Us. «What the Bible really says about Preservation. » (Chapter 3).

Les trois déclarations audibles de Dieu concernant Jésus-Christ

Pour un document pdf de cette étude cliquez le lien suivant: Mon Fils

Introduction :

La voix audible de Dieu indique un message très important. Nous devons étudier chaque mot pour savoir ce que Dieu désire nous communiquer. Trois fois la voix de Dieu se fait entendre pendant la vie terrestre de Jésus (Matthieu 3.17 ; Jean 12.28 ; Matthieu 17.5). Ce n’était pas la voix indirecte de Dieu à travers un ange ou à travers un prophète, c’était la voix directe de Dieu lui-même.

I. La voix de Dieu au temps du baptême de Jésus

« Et voici qu’une voix fit entendre des cieux ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3.17).

A. « Mon Fils bien-aimé »

Pour que tout le monde puisse entendre, Dieu a appelé Jésus son Fils bien-aimé. Pourquoi ? Premièrement, pour montrer aux hommes que Jésus est le Fils prophétisé depuis le temps de l’Ancien Testament. Et deuxièmement, pour montrer au début du ministère public de Jésus son identité : Il est le Fils de Dieu.  Afin de comprendre le sens de « Fils de Dieu », il est très important de regarder comment la Bible utilise ce titre et de ne pas imposer un sens étranger.

1.  Le Fils dans les prophéties de l’Ancien Testament :

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté (reposera) sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9:5).

Voici une prophétie écrite 700 années avant Jésus et qui parle d’un enfant qui est né et un fils qui est donné. Dieu identifie ce fils avec les noms et les attributs de Dieu. Le fils donné est appelé « Dieu puissant ».

« Je publierai le décret de l’Éternel; Il m’a dit : Tu es mon fils! C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui » (Psaume 2:7).

Mille ans avant la naissance de Jésus, David a écrit ce Psaume où le Fils parle d’un décret de Dieu. Notez bien que l’Éternel lui a dit « tu es mon fils. » Aussi, l’Éternel a parlé d’un jour, « aujourd’hui » où Il a engendré son Fils. Le Nouveau Testament (NT) précise que ce jour a été le jour de sa résurrection :

« Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit au Psaume 2 : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui » (Actes 13:33).

Une autre prophétie dans Esaïe 7 :14 montre que « Emmanuel » sera né d’une vierge. Matthieu nous dit que la naissance de Jésus a accompli cette prophétie (Matt 1.23). Parlant de cet enfant, l’ange Gabriel expliquait à Marie : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut » (Luc  1 :32). Gabriel a aussi expliqué à Marie ce qui lui arrivera : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre » (Luc 1 :35a). Gabriel ensuite a tiré une conclusion :

« C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1:35b).

Il faut souligner que toute interprétation qui désigne Jésus comme un fils physiologique de Dieu est incorrecte. Le Coran attribue cette idée aux chrétiens (Surah 6 :102 ; 112 :1-4), mais la Bible ni les chrétiens n’affirment cette pensée. Nous, les êtres humains, nous avons une mère biologique, qui a pu être enceinte à travers des relations sexuelles avec notre père. Mais, cela n’est pas le cas avec Jésus. Comme le corps d’Adam est venu « de Dieu » (Luc 3.38) à travers la poussière, aussi le corps de l’homme Jésus est venu par une œuvre créatrice de Dieu à travers la vierge Marie. Dieu a soufflé dans le corps d’Adam et il est devenu un être vivant :

« L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière du sol; il insuffla dans ses narines un souffle vital, et l’homme devint un être vivant. » (Genèse 2:7)

Il faut poser la question, alors, l’homme Jésus a-t-il seulement un corps qui vient de Dieu ou son esprit vient-il aussi de Dieu? En regardant les Écritures et les paroles de Jésus, nous voyons que l’esprit de Jésus n’est pas seulement venu de Dieu, mais c’est Dieu lui-même. (Regardez l’étude sur la divinité de Christ.) Il faut aussi ajouter que le nom « Fils de Dieu » existait avant la naissance de Jésus. « Jésus n’est pas devenu le Fils de Dieu, mais le Fils de Dieu est devenu Jésus. »

Alors, au moment de son baptême, et au commencement de son ministère public, Dieu a voulu identifier Jésus comme celui qui a accompli les prophéties de l’Ancien Testament concernant un fils. Dieu a voulu aussi souligner la relation spéciale qu’Il avait avec Jésus. C’était son fils bien-aimé. Cette relation entre Jésus et Dieu exprimée par les mots « Père » et « Fils » est très importante dans la vie de Jésus. Dieu a voulu identifier Jésus comme son fils, c’est-à-dire le Fils de Dieu.

2. L’identité de Jésus : Il est le Fils de Dieu.

a. Jésus est appelé « Fils de Dieu » 47 fois dans le NT.

b. Jésus est appelé « Fils de l’homme » 87 fois dans le NT.

Jésus aimait aussi utiliser le titre « fils de l’homme. » Cela vient d’un verset dans le prophète Daniel qui souligne encore la nature exaltée de Christ :

« Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici que sur les nuées du ciel arriva comme un fils d’homme; Il s’avança vers l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, l’honneur et la royauté; et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, et sa royauté ne sera jamais détruite. » (Dan 7.13-14)

c. Jésus n’a pas refusé le nom « Fils de Dieu », il l’utilisait lui-même plusieurs fois :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient — et c’est maintenant — où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront. » (Jean 5:25)

« à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites : Tu blasphèmes! parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu! » (Jean 10:36).

« Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11:4).

d. Jésus a loué Pierre quand il a fait une profession que Jésus était le Christ, le Fils de Dieu.

« Mais vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?  Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus reprit la parole et lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » (Matt 16 :15-17)

e. Les Disciples de Christ ont affirmé que Jésus était le Fils de Dieu

« Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant Jésus et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu » (Matthieu 14:33).

« Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu » (Marc 1:1).

« Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël » (Jean 1:49).

« Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11:27).

« Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:31).

N’oubliez pas aussi le témoignage de Jean Baptiste : « Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu » (Jean 1:34).

f. Le blasphème de Jésus : l’égalité du Fils avec le Père

Jésus plusieurs fois parlait de Dieu comme son Père. À cette époque, parler de Dieu comme son propre Père c’était une façon de dire qu’on a la même nature avec Dieu.

« Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à présent. Moi aussi, je travaille. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu. » (Jean 5:17-18)

La façon que Jésus parlait à Dieu comme Père indique que Jésus savait bien qu’il était égal à Dieu. Quand Jésus a parlé avec le Père, Jésus a montré qu’il existait avec le Père avant la fondation du monde :

« Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût » (Jean 17.5).

À cause de son identification avec le Père, les leaders religieux ont voulu tuer Jésus pour son blasphème.

g. Les Leaders religieux ont questionné Jésus pour savoir s’il était le Fils de Dieu :

« Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur lui dit : Je t’adjure par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu » (Matthieu 26:63).

« en disant : Toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! » (Matthieu 27:40).

« Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27:43).

h. Devant un tribunal religieux, Jésus a accepté le titre « Fils de Dieu. »

« Jésus garda le silence et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du (Dieu) Béni?  62 Jésus répondit : Je le suis (Marc 14.61-62).

i. En acceptant le titre « Fils de Dieu » Jésus a écrit sa propre condamnation.

« Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu » (Jean 19:7).

« Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements et dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins?  Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble? Tous le condamnèrent comme passible de mort » (Marc 14:61-64).

Les leaders étaient aveuglés à Jésus-Christ. Ils ne voyaient pas la splendeur de Christ. Pourtant la volonté de Dieu pour les hommes était de « voir » le Fils et « croire » en lui :

« Voici, en effet, la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6.40).

B. « en qui j’ai mis toute mon affection »

Avec la phrase, « en qui j’ai mis toute mon affection », Dieu a voulu aussi faire rappeler la prophétie d’Esaïe 42. 2. « Voici mon serviteur auquel je tiens fermement, Mon élu, en qui mon âme se complaît. »

L’affection de Dieu sur quelqu’un est un grand honneur. Mais imagine si Dieu a dit, « toute mon affection. » Dieu a voulu montrer avec certitude son entière approbation pour Jésus son Fils.   Cette approbation continuait à travers son ministère par les grands miracles qu’il faisait. Mais qu’est-ce qu’on peut dire par rapport à sa mort ? La mort de Christ est-elle dans le plan de Dieu ? Bien sûr. Dieu ne fait rien par hasard ou par accident. Regardons une autre fois où la voix audible de Dieu a été entendue.

II. La voix de Dieu avant la crucifixion et résurrection de Jésus

« Père, glorifie ton nom! Une voix vint alors du ciel : Je l’ai glorifié et je le glorifierai de nouveau » (Jean 12:28).

Jésus a prié que le nom de Père soit glorifié à travers sa mort. Jésus savait bien qu’il allait mourir. Les prophéties ont été claires (Esaïe 53, Ps 22, etc.), et Jésus lui-même était clair. Il a prédit sa mort plusieurs fois pendant sa vie terrestre.

« Il commença alors à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite trois jours après » (Marc 8:31).

« Car il enseignait ses disciples et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et, trois jours après sa mort, il ressuscitera » (Marc 9:31).

« Voici : nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, le livreront aux païens,  34 se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le feront mourir; et trois jours après, il ressuscitera » (Marc 10:33).

« Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Marc 10:45).

Voici avant d’être crucifié, il a mentionné sa mort encore à ses disciples :

« Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. 24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12:23).

Face à cette éventualité, Jésus communiquait l’état de son âme, mais aussi sa résolution d’aller accomplir le but de sa vie sur la terre : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je?… Père, sauve-moi de cette heure?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure » (Jean 12.27). À ce moment Jésus a prié à Dieu le Père en disant : « Père, glorifie ton nom! » (Jean 12.28a). Voici la suite :

« Une voix vint alors du ciel : Je l’ai glorifié et je le glorifierai de nouveau. » Dieu a dit à haute voix que son nom était déjà glorifié et qu’il serait glorifié même à travers la mort de Christ. Sa mort serait le moyen pour réconcilier le monde à Lui-même. En ressuscitant Jésus, Dieu a confirmé qu’il a accepté le sacrifice de son Fils. Dans les siècles à l’avenir nous allons tous glorifier le nom de Dieu pour son amour et pour le fait qu’il a envoyé son Fils unique pour nous sauver. Jésus Lui-même sera élevé et exalté comme Dieu :

« il (Jésus) s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,  10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,  11 et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2.8-11)

III. La voix de Dieu au temps de la transfiguration de Jésus

Et voici une voix sortit de la nuée qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le! » (Matthieu 17.5).

La transfiguration était un événement incroyable. Pierre, Jacques, Jean, Moïse, et Éli ont pu regarder Jésus resplendit comme le soleil. C’était une occasion pour eux de voir Jésus Christ dans toute sa gloire. C’est très intéressant que Dieu a encore utilisé le même nom pour Jésus qu’il avait utilisé à son baptême : « mon Fils bien-aimé ».

Pierre n’a jamais oublié cet évènement très important :

« car il a reçu honneur et gloire de Dieu le Père, quand la gloire pleine de majesté lui fit entendre cette voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection. 18 Nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne » (2Pierre 1:17-18).

Mais il y avait une autre phrase ajoutée à ce grand événement de la transfiguration de Jésus. Dieu a dit aussi : « Écoutez-le ! »

 

« Écoutez-le ! »

Cela nous fait rappeler de Deutéronome 18 et le Prophète que Dieu a prophétisé qui serait comme Moïse.

« L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez! »  (Deutéronome 18:15)

Dieu a ajouté encore : « Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte » (v.19)

Comment identifier le prophète comme Moïse ? Il y a un verset à la fin de Deutéronome qui nous montre comment Moïse était différent de tous les autres prophètes :

« Il ne s’est plus levé en Israël de prophète comme Moïse, que l’Éternel connaissait face à face; 11 Il est incomparable pour tous les signes et prodiges que l’Éternel l’envoya faire au pays d’Égypte contre le Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays,  12 et pour les actes très redoutables que Moïse accomplit à main forte sous les yeux de tout Israël. » (Deutéronome 34:10-12).

C’est intéressant que Jésus fût reconnu pour tous les miracles qu’il a faits. Après qu’il a donné du pain et du poisson aux 5000, la foule a pensé que Jésus était le prophète : « Ces gens, à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : Vraiment c’est lui le prophète qui vient dans le monde » (Jean 6:14).

Conclusion

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 4.7).

C’est rare pour les hommes d’avoir une occasion d’entendre la voix de Dieu. Mais quand Dieu parle, soit dans sa Parole, ou à travers ses prophètes, et surtout quand Il parle Lui-même, il ne faut pas endurcir le cœur. Dieu a donné les preuves à toute humanité : Jésus Christ est le Fils de Dieu. Dieu aime son Fils et nous devons l’aimer aussi et l’acceptant comme notre Sauveur personnel.

« Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3.35-36).

Le plan du salut de Dieu est clair. Notre salut se trouve en Celui que le Père aime : Son Fils.

Il y a la mauvaise nouvelle qui vient en deux vagues :

• Nous sommes des pécheurs et nous sommes privés de sa gloire :

« selon qu’il est écrit : Il n’y a pas de juste, pas même un seul » (Romains 3:10).

« Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23).

• Tous nos œuvres de justice sont comme des vêtements souillés devant lui :

« Nous sommes tous devenus comme (un objet) impur, et tous nos actes de justice sont comme un vêtement pollué; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos fautes nous emportent comme le vent » (Ésaïe 64:5)

Mais la bonne nouvelle est que Dieu a pourvu un moyen pour que nos péchés soient pardonnés et que sa propre justice soit imputée à notre compte. Ce moyen c’est Jésus :

• Christ est mort à notre place

« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur. » (Romains 6:23)

• La justice de Christ est mise sur le compte de ceux qui croient en Jésus-Christ

« et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi » (Philippiens 3:9)

« Et voici ce témoignage : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils.  12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.13   Cela, je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1Jean 5.11-13).

Pourquoi tardez-vous sur ce message venant de la voix de Dieu lui-même ? N’endurcissez pas votre cœur à la révélation que Dieu a voulu vous donner aujourd’hui.